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Vanessa Battifreddo (Caisse d'Epargne Côté d'Azur) : "La crise a renforcé la solidité de notre relation avec nos clients"

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Vanessa Battifreddo (Caisse d'Epargne Côté d'Azur) : 'La crise a renforcé la solidité de notre relation avec nos clients'

La Caisse d'Epargne Côte d'Azur se mobilise, depuis le début de la crise sanitaire, pour soutenir ses clients entreprises en redoublant d'agilité et de réactivité. C'est ce qu'explique Vanessa Battifreddo, directrice du développement de la Banque des Décideurs en Région (marchés corporate).

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Que représente le marché entreprises pour la Caisse d'Epargne Côte d'Azur ?

La Caisse d'Epargne Côte d'Azur accueille sa clientèle d'entreprises au sein de six centres d'affaires, et d'une succursale à Monaco. Parallèlement, nous animons aussi des filières spécialisées qui répondent aux spécificités de notre territoire : Nautibanque, avec des équipes dédiées qui s'adressent à l'ensemble des acteurs du monde de la mer, tant B to B que B to C.

Vitibanque s'adresse quant à elle, au monde agricole et viticole. C'est une vraie force de notre entreprise de pouvoir proposer aux clients cette approche affinitaire et d'être utile à l'attractivité de notre territoire. Vis-à-vis des professionnels de la parfumerie, nous avons également une interlocutrice dédiée au sein de notre centre d'affaires de Sophia-Antipolis, très proche de Grasse.

Comment sont structurés vos centres d'affaires ?

Sous la houlette de nos directeurs de centres d'affaires, nous avons créé de vrais binômes pour gérer la relation commerciale : des chargés d'affaires entreprises et des assistants technico-commerciaux en appui. Des équipes middle-office interviennent également pour apporter leur expertise sur des questions plus techniques, comme les sujets d'optimisation, de gestion des flux (y compris monétiques, e-commerce et internationaux).

Quelle est la typologie de vos clients ?

Nous intervenons dans nos centres d'affaires auprès d'entreprises réalisant un chiffre d'affaires de 750 000 euros et jusqu'aux ETI. Notre coeur de cible concerne les entreprises qui font entre 5 et 50 millions d'euros de C.A. Nous répondons à tous les besoins de nos clients, qu'il s'agisse de la gestion et de l'optimisation de leur trésorerie, du développement de leurs flux (notamment à l'international : nous travaillons sur de nombreux pays, avec 17 devises), de la sécurisation et du financement du poste client, par exemple via l'affacturage.

Bien entendu, nous accompagnons les projets de financement que ce soit pour l'acquisition de locaux commerciaux (y compris solution de crédit-bail immobilier), de véhicules (crédit-bail mobilier et LOA), d'outils de production et nous avons aussi une expertise, des équipes dédiées, sur les montages spécifiques de haut de bilan et de reprofilage de dette, d'opérations de cession et de transmission de leur entreprise.

Comment avez-vous vécu la crise sanitaire ?

Nous sommes passés, comme nos clients, par différentes phases : le choc initial lié à la soudaineté de la crise, la sécurisation des équipes et de nos clients et la continuité d'activité. Nous avons pu bénéficier à la fois de la force du groupe BPCE et de toute l'agilité nécessaire en région, avec un collectif soudé au service de nos clients et de l'ensemble de notre territoire. Nos centres d'affaires sont restés ouverts, tous nos collaborateurs étant équipés d'outils de mobilité pour gérer la relation à distance.

Preuve de notre agilité : nous avons mis en marché le Prêt Garanti par l'État très rapidement après l'annonce de sa création par le ministre de l'Économie. À fin novembre, nous totalisons plus de 500 millions d'euros de PGE débloqués. Nous avons reporté plus de 60 % des encours de crédits et assuré un accompagnement étroit de nos clients dans cette période délicate. Nous avons aussi démultiplié les contacts avec nos clients et avec tout l'écosystème local, en particulier le secteur du tourisme, notamment les institutionnels qui le représentent : la métropole, les CCI, les fédérations et les syndicats. Il est primordial d'entretenir cette proximité et de recueillir les retours terrain.

Côté clients, nous avons été à l'écoute des besoins, puis avons mis rapidement en place des facilités, telles que des gratuités sur la location de TPE pour nos clients commerçants. Dès l'annonce du relèvement du seuil de paiement sans contact à 50 euros, nous avons activé cette fonctionnalité sur tous nos TPE pour faciliter les transactions. La crise a renforcé la solidité de notre relation avec nos clients et cette approche très cocooning que nous avons entretenue en physique ou à distance grâce aux outils digitaux, au travers d'entretiens ou de webinars.

Comment les commerciaux se sont-ils adaptés à la situation ?

Nous avons organisé toutes les semaines des rencontres avec les équipes commerciales, pour les former aux nouvelles offres qui sont nées dans la période et pour qu'ils puissent les déployer rapidement. L'actualité réglementaire soutenue nécessite une information constante des chargés d'affaires, afin qu'ils puissent conseiller les clients sur les aides et les dispositifs auxquels ils ont droit. L'ensemble des directeurs et collaborateurs s'est mobilisé pour assurer une continuité de service et une écoute clients. Et en interne, je souhaite souligner que la situation a renforcé une cohésion très transverse de l'ensemble des directions.

Avec la distance, comment maintenez-vous la relation de confiance avec vos clients ?

Nous prenons très à coeur notre rôle d'utilité au territoire, dans ce contexte de crise sanitaire. Quand vous êtes dirigeant d'entreprise, que vous devez mettre en place un protocole sanitaire, revoir votre organisation, votre schéma de distribution, et que votre filière est bouleversée, il est important que votre partenaire bancaire vous accompagne lors d'entretiens stratégiques. C'est ce que nous avons fait. Et c'est ce que nous continuons à faire aujourd'hui avec nos clients, pour les accompagner dans leurs défis et préoccupations de demain, notamment celui du mur de la dette.

Avez-vous lancé de nouveaux services ?

Nous nous apprêtons, avec nos partenaires M Capital, la CCI, BEI et la métropole Nice-Côte d'Azur, à lancer un fonds d'investissement doté de 44 millions d'euros. Ce véhicule permettra à des porteurs de projets de notre territoire de lever de la dette, et notre rôle de banquier consistera à les épauler sur la partie financement.

Nous renforçons ainsi notre ancrage et notre implication territoriale, au service de l'attractivité touristique locale qui inclut, au-delà de l'hôtellerie-transport, des secteurs comme l'agriculture viticole, la parfumerie, mais aussi la culture.

Que représente pour vous l'appartenance au réseau des DCF ?

La Caisse d'Épargne, comme les Dirigeants commerciaux de France, est un réseau. Nous partageons une culture commune de proximité et d'engagement auprès des acteurs économiques des territoires.

Cette alliance nous permet de véhiculer des messages-clés sur nos expertises et nos offres pour accompagner les chefs d'entreprise de manière durable.

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