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[ChatGPT] Commerciaux, apprenez à générer des prompts percutants

Publié par Aude David le | Mis à jour le
[ChatGPT] Commerciaux, apprenez à générer des prompts percutants

L'IA générative a fait une entrée fracassante dans le monde professionnel il y a plus d'un an. Malgré son potentiel pour l'action commerciale, sa mise en pratique reste mal connue. La plateforme de formation à ChatGPT Copilot Works a livré quelques clés pour optimiser ses requêtes (prompts) lors du Modern Selling Summit à Paris. Résumé.

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Emails de prospection, argumentaires de vente, fiches prospects... Les utilisations potentielles de l'intelligence artificielle générative, capable de créer du contenu à partir de sources variées, sont multiples. Mais pour interagir avec l'IA, il est un art difficile à maîtriser : la rédaction d'un prompt - instructions données à ChatGPT - percutant.

Premier enseignement : une requête trop générique a de grandes chances d'aboutir à un résultat trop vague. « Tout le monde veut s'y mettre mais n'a pas forcément les bons réflexes », note Anaïs Guesny, cofondatrice avec Anthony Virapin de Copilot Works, plateforme de formation à ChatGPT lors d'une conférence sur le Modern Selling Summit le 4 avril dernier à Paris. C'est ainsi qu'est apparu le nouveau métier de prompt engineer, personne dédiée à la rédaction de requêtes pour l'IA générative. Mais toutes les entreprises n'en disposent pas, et les commerciaux, encouragés à s'emparer de cette technologie, peuvent manquer de clés pour dialoguer avec la machine.

Les ingrédients d'un bon prompt

Anthony Virapin rappelle tout d'abord qu'un prompt se différencie d'une requête sur Google : l'instruction donnée à l'IA doit être « une tâche précise ». Il souligne aussi qu'il faut tenir compte du fait que l'IA générative a « un quotient intellectuel très fort et un quotient émotionnel très faible ». En effet, l'IA a la capacité de mobiliser très rapidement une quantité infinie de compétences, et peut déployer des capacités d'analyse, mais n'a pas les structures nécessaires pour comprendre une demande mal formulée, ou pour saisir des sous-entendus et capter le réel besoin latent derrère une demande.

Par ailleurs, pour tirer le meilleur parti de l'IA, il faut lui fournir beaucoup de données. « Pour des données soumises à confidentialité, vous devez utiliser un environnement sécurisé comme Azur », préconise Sébastien Imbert, dirigeant du cabinet de conseil en technologies Ykaria, créateur du Modern Selling Summit et animateur de la conférence.

Passées ces recommandations, plusieurs éléments sont nécessaires pour qu'un prompt efficace. En premier lieu, l'utilisateur doit indiquer à l'outil le rôle qu'il doit adopter : consultant, expert, commercial... et à qui il s'adresse. « Cela le met en situation », précise Anthony Virapin.

Ensuite, il doit impérativement lui décrire l'objectif, « ce que l'on veut accomplir ». L'IA a aussi besoin de connaître « le ton, le style, le format » attendus dans la présentation des résultats. Cela peut être un nombre de paragraphes, de mots, un format tableau, un courrier, un message LinkedIn, un rapport d'analyse, une liste à puces, un script de télévente, etc.

Enfin, des éléments de précision et de contexte sont nécessaires. « Plus on apporte d'éléments sur ce que l'on attend, mieux c'est », préconise l'expert. Certains éléments facultatifs peuvent aussi être ajoutés : les techniques, les méthodes ou encore les sources de données auxquelles recourir. « C'est particulièrement intéressant pour les prompts les plus compliqués », précise Anaïs Guesny, ajoutant que l'utilisation de l'IA est plus efficace sur des versions autorisant l'upload de documents, comme GPT4, version payante de ChatGPT.

Des mises en situation concrètes

Ces ingrédients ouvrent la voie à pléthore de scénarios. Les deux experts prennent l'exemple d'un responsable commercial se rendant au Modern Selling Summit. L'IA générative peut l'aider à créer un argumentaire de vente dédié à l'événement. D'abord, ils alimentent l'outils d'informations présentes sur le site de l'événement afin de « donner des informations de contexte à ChatGPT », lui intiment d'adopter le rôle d'un commercial BtoB, en fournissant suffisamment d'éléments sur l'activité de l'entreprise de ce vendeur fictif.

Il est aussi possible de demander un script basé sur une étude, adapté à la fois à l'événement où l'on va prospecter et à sa propre entreprise. « Cela ajoute de la data au pitch, donne des éléments tangibles », argumente l'expert.

Un prompt bien réalisé est également efficace pour la prospection sur les réseaux sociaux, par la rédaction de messages-types par catégorie de profils. Ces différents scénarios ont été testés en live durant la conférence par les deux intervenants, et à chaque fois, ChatGPT fournit des réponses cohérentes, structurées, en s'adaptant aux exigences (un résultat sous forme de tableau, un pitch...)

Il est capable de déduire de lui-même un certain nombre d'informations des contenus fournis (une tonalité globalement négative dans un échantillon de commentaires, le fait que la créature présentée en photo comme le community manager de l'entreprise est en réalité un chien...) De quoi mettre au chômage équipes commerciales et marketing ? Pas si sûr. Si ces contenus constituent de bonnes bases de travail, Anthony Virapin relativise : « Il est bon d'être expert dans son domaine pour utiliser l'IA générative, afin de repérer les erreurs et d'améliorer les résultats proposés. »

 
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