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La boîte à outils du Développement personnel en entreprise

Chapitre III : Développer son intelligence émotionnelle

  • Retrouvez 11 fiches outils dans ce chapitre
  • Publié le 28 nov. 2017
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La boîte à outils du Développement personnel en entreprise

7 chapitres / 71 fiches

Découvrir cette nouvelle compétence

La notion d'intelligence émotionnelle (IE) a été popularisée par Daniel Goleman, psychologue et journaliste scientifique, en 1996. Elle repose sur la capacité des individus à :

  • Percevoir les émotions, aussi bien les siennes que celles des autres, en se posant par exemple la question " comment je me sens ? ". Plus les personnes sont en mesure d'identifier des indices et plus elles sont parées pour faire face aux difficultés de la vie en société.
  • Utiliser les émotions qui reposent sur la capacité des individus à les utiliser pour mieux se comprendre et se motiver.
  • Comprendre les émotions, et notamment leur processus de formation et leur évolution dans le temps. L'IE incite à se poser des questions du type " pourquoi je ressens cela ? ".
  • Gérer ses émotions, en apprenant à les autoréguler. Il s'agit de savoir quand et où il est approprié d'exprimer ses émotions. À un autre stade, il s'agit aussi d'aider les autres à gérer leurs émotions, notamment au travers de l'empathie.

L'IE améliore le bien-être, renforce l'estime de soi et permet de mettre en oeuvre des comportements plus sociaux. Selon Goleman, le quotien émotionnel (QE) est même un meilleur indicateur de la réussite scolaire et professionnelle que le quotient intellectuel (QI).

Mais le corollaire le plus important de cette approche est que c'est une compétence, et comme telle, elle peut être développée par l'apprentissage et/ou par une thérapie. D'ailleurs, cette compétence constitue une attente de plus en plus forte dans les entreprises, encore plus pour des personnes qui prétendent à des responsabilités de management.

Développer son intelligence émotionnelle

Le développement de l'IE passe par trois étapes (qui peuvent être travaillées en parallèle) :

  • Le premier pas constitue un prérequis puisqu'il consiste à développer une meilleure connaissance de soi. Même si les émotions sont inhérentes à l'être humain, la plupart d'entre nous ont appris à les étouffer dans l'enfance. Pourtant les émotions ont une fonction utile : elles communiquent un message qui conditionne ensuite le comportement. Pour capter ce message, il faut apprendre à se reconnecter à ses sensations. Les émotions permettent aussi d'identifier le besoin qui est ou non satisfait dans la situation. Attention à distinguer l'émotion juste, adaptée à la situation, de l'émotion parasite, souvent la résultante d'émotions mal gérées et qui sont disproportionnées dans leur expression.
  • La régulation consiste à gagner en maîtrise de soi. C'est en les acceptant, en reconnaissant leur existence, qu'il devient possible d'agir sur ses émotions. Les thérapies comportementales apportent des techniques efficaces pour gérer des intensités émotionnelles plus importantes et notamment la colère. Enfin, la connaissance de la courbe de deuil, c'est-à-dire de l'évolution des émotions dans le temps face à un changement, permet de mieux accepter ses émotions et d'accélérer le processus.
  • Le dernier aspect de l'intelligence émotionnelle concerne la conscience sociale qui se développe :

    • en reconnaissant les signaux (notamment non verbaux) qui traduisent des émotions ;
    • en apprenant à changer de point de vue ;
    • en adoptant le point de vue de l'autre pour l'aider à reconnaître son émotion.
  • Laurent Lagarde