Recherche
Se connecter
Méthodologie

La boîte à outils du Développement personnel en entreprise
Chapitre I : Communiquer efficacement

Fiche 04 : Les niveaux de discours (CNV)

  • Retrouvez 10 fiches outils dans ce chapitre
  • Publié le 28 nov. 2017
©

La boîte à outils du Développement personnel en entreprise

7 chapitres / 71 fiches

Les différences entre les trois types de discours


En résumé

Lorsque nous communiquons, nous mélangeons sans en avoir conscience trois niveaux de discours, qui produisent des effets différents sur nos interlocuteurs. Même s'il n'est pas possible de vivre sans interprétations, lorsqu'elles sont trop présentes dans notre discours, elles peuvent créer des tensions. Ainsi, pour améliorer nos relations avec les autres, il est nécessaire de rééquilibrer notre communication :

  • en ajoutant l'explicitation des faits sur lesquels on base ses interprétations et les sentiments que l'on en éprouve ;
  • en supprimant les " messages-tu " qui blâment et accusent ;
  • en relativisant ses propos avec des " messages-je " pour rester ouvert à d'autres points de vue.


Pourquoi l'utiliser ?

Objectif

  • Une communication qui repose uniquement sur le niveau de l'interprétation présente un danger : elle manifeste une tendance à affirmer sans vérifier ou actualiser les faits sur lesquels la personne se base. Elle rentre dans une routine, perd sa curiosité et peut, petit à petit, radicaliser son discours (sur tous les sujets). L'individu se présente alors comme détenteur de LA vérité, la seule et bonne manière de voir les choses. Il perd ses capacités d'écoute pour n'entendre que ce qui conforte sa vision.
  • Lorsque deux individus échangent exclusivement sur ce niveau de discours, la conversation tourne vite en " discutailles ", chacun voulant imposer sa vérité à l'autre, ou alors l'un des deux se met en retrait, se contentant de relances molles type " hum hum... oui oui... " mais en étant totalement imperméable à tout ce qui est dit.

Contexte

Dans chacune de vos communications, vous devez pouvoir " découper " volontairement votre discours en selon les trois niveaux.

Comment l'utiliser ?

Étapes

  • Les faits. Le langage factuel est " non évaluatif ", c'est-à-dire qu'il ne porte aucune connotation tant positive que négative. Il s'agit de décrire en détail, sans poser d'étiquette, de critique, d'analyse...

    • Décrivez la situation ou le comportement face à vous, de sorte que n'importe quelle autre personne puisse la voir exactement comme vous.
  • Votre interprétation. Le processus inférentiel, qui consiste à donner une signification à une situation, est la plupart du temps totalement inconscient et reflète nos croyances, sur nous, les autres et le monde.

    • Évitez l'écueil du " message-tu " qui blâme, accuse, reproche : " tu es... ", " tu devrais... ", " tu fais... ". Ce genre de message génère naturellement des réactions de contre-attaque qui peuvent amener au conflit. Jacques Salomé dit que le " tu tue la communication ".
    • Préférez le " message-je " dans lequel vous affichez qu'il s'agit de votre point de vue : " je pense que... ", " de mon point de vue... ".
  • Vos sentiments (et émotions). Ils véhiculent l'impact de la situation sur vous, dont l'autre n'a pas toujours conscience d'ailleurs !

    • Évitez surtout les faux sentiments, qui traduisent des jugements et des critiques des comportements des autres.

    Méthodologie et conseils

    • Vous ne pouvez décrire que ce que vous observez. Attention, personne n'a jamais pu observer les intentions, pensées ou sentiments de quelqu'un d'autre, ni les causes, raisons ou la signification d'un comportement. Le langage factuel ne fait donc pas d'hypothèses sur les comportements ou les motivations d'un individu.
    • Un " message-je " présente un discours (de niveau " interprétation ") plus audible puisque vous ne cherchez plus à vous imposer aux autres. Il montre que vous savez que vos interprétations sont relatives.

    Avantages

    • Parler de manière factuelle minimise de facto la charge émotionnelle et notamment la colère, la frustration ou la tristesse.

    Précautions à prendre

    • Un discours dont la composante factuelle serait dominante est jugé froid et sans intérêt par l'auditoire.
  • Laurent Lagarde

    Julien van der Feer,<br/>rédacteur en chef Julien van der Feer,
    rédacteur en chef

    La Lettre de la Rédac

    Chaque semaine, l'essentiel de l'actu